Interview de citoyens

Maud Benakcha : un œil journalistique pour parler de Toulouse

Studio d’enregistrement, photo de William Wartel

Maud a bien voulu libérer un espace dans son emploi du temps hyper-chargé d’étudiante en vacances. Un entretien enrichissant avec une apprentie journaliste parisienne ! Après avoir fait une licence de langues étrangères appliquées (anglais – espagnol) et un M1 d’affaires à la Sorbonne Paris IV, elle quitte Paris direction Toulouse. Depuis six mois elle est étudiante à l’Ecole de journalisme de Toulouse.

Dorian [Politizr] : Bonjour Maud ! C’est super que tu nous ai accordé ce moment : on a toujours besoin d’un œil nouveau pour interroger la politique locale et on est sûr que la vision du journaliste a un intérêt certain !

Maud : Bonjour à vous ! Je n’habite pas à Toulouse depuis longtemps, mais je vais essayer de vous parler au mieux de ce que j’ai pu constater.

D : Pas de problème, on verra ça au cours de la discussion ! Où habites-tu ?

M : J’habite dans l’hyper-centre, et pour l’immobilier j’avoue avoir été assez satisfaite! Le prix des loyers laisse un budget pour profiter de sa vie… contrairement aux prix parisiens! On respire!

D : En même temps relativement à Paris, difficile de faire pire ! Si je te demande la première chose qui te vient à l’esprit, dans ton quotidien, et que tu peux améliorer, qu’est-ce que ce serait?

M : Alors, sans hésiter : le tri des déchets à Toulouse ! C’est vraiment la première chose que j’ai pu remarquer en posant mes valises. Pour jeter ses déchets recyclables ou en verre, il faut se déplacer dans différents points de la ville. Ça n’incite pas du tout au tri. Pour le verre, c’est assez habituel. Mais pour les déchets recyclables, le carton, le plastique, ça m’étonne vraiment. Il me semblait que la norme était devenue la présence de deux poubelles pour trier, au moins. Et au delà de ce problème, là où j’habite, il n’y a aucune poubelle commune à l’immeuble. On est donc obligé de mettre les sacs de déchets directement dans la rue. C’est moche et avec l’été qui arrive les odeurs sont persistantes…

D : Oh là, on touche un sujet sensible et central : la gestion des déchets est un sujet de société colossal. C’est vrai que je n’avais jamais noté l’absence de poubelles bleus  (j’ai « un point » carton en bas de chez moi). On peut effectivement penser qu’il y a parfois des façons plus pragmatiques de gérer le tri. Et sinon, es-tu une adepte du transport en commun ?

M : Habitant au centre-ville, j’ai la chance de ne pas beaucoup utiliser les transports ! Après, il y a des choses que je trouve sincèrement bien : la ville est bien desservie, le réseau de transports est dense et le métro circule jusqu’à 3 heures du matin vendredi et samedi. Ah si, juste une chose : pas de clim, pas de fenêtre dans le métro, vivement cet été  !

D : Ok, je vois, il faut en parler à nos amis de Tisséo : à tous les coups, ils ont un explication! Et en termes de sécurité, que penses-tu de la ville de Toulouse ?

M : Bah une fois de plus, ma référence c’est Paris. J’ai l’impression à Toulouse que c’est plus serein. Après tout ce ne sont que des impressions, mais le harcèlement de rue me semble bien moins présent à Toulouse, ça fait du bien! Ah sinon rien à voir.., mais, tant que j’y pense, les vélos sont des fous à Toulouse. Le vélo a pris de l’importance, pas de problème au contraire je suis vraiment pour qu’il y ait plus de vélos, mais des fois, les pilotes sont vraiment dangereux. Je vois par exemple dans la rue Saint-Rome, quand c’est bondé, et que les cyclistes ne descendent pas de leur monture, ça me rend folle.

D : Ok intéressant ! Bon et puis je vais terminer sur une question un peu plus libre : si t’avais une initiative, une mesure politique que tu pourrais mettre en place, qu’est-ce que tu ferais?

M : C’est compliqué ça … Sur Paris, ce qui me vient à l’esprit c’est de parler des transports. Pendant quatre ans je les ai pris environ 2h par jour. Et ce temps pouvait rapidement grimper à 4h. La pire ligne était le RER B, celle de l’aéroport Charles de Gaulle. Entre les retards et les problèmes de signalisations, le trajet pouvait aller du simple au double niveau temps. Au quotidien, c’est très difficilement gérable. Et puis les rames sont dégradées. C’est désagréable pour les usagers du quotidiens et problématique pour les touristes qui découvrent Paris… En sachant que je parle du RER B, mais ce n’est pas le seul à poser problème malheureusement.

D : Oui ce n’est pas faux, après le RER parisien, c’est une institution et peut-être que ça fait son charme … Bref, as-tu autre chose à ajouter ?

M : Alors en tant qu’étudiante en journalisme, on se rend compte à quel point il est difficile d’entrer en communication avec les élus, tout du moins avec les élus d’une certaine importance : c’est une coupure qui nous pose problème. Ceci étant dit, je peux comprendre au vu de la nature de nos travaux : les adjoints n’ont pas forcément le temps de trop s’éterniser sur ce qu’on leur demande.

D : C’est vrai que le temps est une denrée qui se fait rare, autant pour l’élu que les journalistes d’ailleurs … On espère te retrouver sur Politizr alors, pour pouvoir entrer en relation avec des élus ?!

M : Oui, à bientôt, j’ai une affaire sous le coude !
DM
Photo de William Wartel


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